Sous la pression d'Athènes, Londres laisse le British Museum décider d'une restitution des marbres du Parthénon

Le premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue Kyriakos Mitsotakis se sont entretenus le 17 novembre au sujet du sort des statues grecques. Victoria Jones / ABACA

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis continue de mettre sous pression son homologue Boris Johnson, au sujet des marbres du Parthénon. Dimanche, il s'est fendu d'une lettre ouverte très offensive dans les colonnes du Daily Mail , dans laquelle il explique que Johnson a «une occasion unique de mettre fin à une injustice qui pèse sur tous les cœurs grecs».

Les marbres du Parthénon sont entreposés dans les galeries du British Museum depuis 1816, date à laquelle le musée a acheté ces statues à Lord Elgin, diplomate anglais. La Grèce estime depuis maintenant deux siècles que l'ancien ambassadeur auprès de l'Empire ottoman n'avait pas le droit de se les approprier et d'en disposer, dénonçant le pillage de pièces patrimoniales exceptionnelles. De son côté, Londres refuse toujours une restitution. Boris Johnson estimait en mars, dans une interview au journal grec Ta Nea, que ces pièces «ont été acquises légalement par Lord Elgin, conformément aux lois en vigueur à l'époque». «Les commissaires du British Museum en sont légalement propriétaires depuis que [les frises] sont entrées en leur possession», précisait-il. Cet...

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