Des photos de victimes de l'occupation nazie de la Grèce exposées dans un musée de la ville de Distomo, le 27 mars 2015.
Ces images montrent des résistants communistes sur le point d’être exécutés par l’occupant nazi en mai 1944. Elles suscitent un vif débat et une forte émotion en Grèce. Leur acquisition par l’État grec devient un enjeu de mémoire.
C'est un débat inattendu et une vive émotion qui émergent au sein de la société grecque. Des photos d'archives découvertes le week-end du 14 février, mises en vente sur eBay par un collectionneur en Belgique, témoignent de l'exécution de deux cents résistants communistes le 1er mai 1944 à Kaisariani, dans la banlieue d'Athènes.
"Nous les voyons marcher, vêtus de leurs plus beaux habits, vers la mort 'sans trébucher'… On croirait presque entendre leur respiration… On perçoit le mouvement de leurs corps… Ils lèvent les mains, comme pour saluer, l'un d'eux lève le poing… Nous sentons leur sourire, celui que personne ne peut leur enlever, leurs lèvres entrouvertes", décrit le quotidien communiste Rizospastis, qui consacre plusieurs unes aux documents cette semaine.
Le parti communiste grec (KKE) a identifié deux résistants et son travail de recherche se poursuit. L'Armée populaire de libération, parmi les organes de résistance les plus actifs en Europe face à l'occupation nazie, était dirigée par des communistes.
"S'élever au-dessus de la mort"
"Tous ces…