Photo prise le 18 mars 2000 de l'église Saint-Basile, sur la place Rouge à Moscou.
Moscou s’appuie sur l’Église orthodoxe pour renforcer son influence en Afrique, souligne une enquête publiée par le média américain “Bloomberg”. Au moment où le Kremlin cherche de nouveaux relais d’influence, cette stratégie religieuse complète un dispositif culturel, militaire et informationnel.
Faute de moyens économiques comparables à ceux de la Chine - premier partenaire commercial de l'Afrique subsaharienne -, la Russie tente de compenser par le soft power. Et au cœur de ce dispositif figure l'Église orthodoxe russe, constate Bloomberg.
Depuis sa création en 2021, l'Exarchat patriarcal d'Afrique, branche officielle de l'Église orthodoxe russe sur le continent, a étendu sa présence de quatre à au moins trente-quatre pays africains. Elle revendique 270 membres du clergé et 350 paroisses et communautés à février 2025. Le président du département missionnaire de l'Exarchat d'Afrique, Yuri Maksimov, cité par le média américain, estime que "cette expansion géographique est certainement la plus importante de l'histoire de l'Église orthodoxe russe".
Des prêtres africains ont rejoint l'orbite russe, attirés par de meilleurs salaires, la promesse de construction d'églises et des promotions rapides. Des membres du clergé local effectuent des séjours de formation en Russie, allant jusqu…