Une vue aérienne d'Alexandroupoli, la capitale du "nome" de l'Evros, en Grèce, en 2016.
Le nord de la Grèce était déjà devenu une destination de choix pour les estivants bulgares. Mais, depuis quelques années, ces derniers sont également pris d’une véritable frénésie immobilière faisant flamber les prix locaux. Et ce n’est pas du goût de tout le monde.
Cela fait plusieurs années maintenant que bon nombre de Bulgares désertent les plages de la mer Noire, bondées et passablement bétonnées, au profit de celles de la Grèce du Nord. Cette partie méconnue de la côte égéenne, presque boudée par les vacanciers, est bien plus accueillante et la mer y est plus propre. Ce mouvement s'est encore accéléré avec l'entrée de la Bulgarie dans l'espace Schengen et l'ouverture de nouveaux postes-frontières entre les deux pays. Beaucoup de ces touristes tombés sous le charme du nord de la Grèce, du mont Athos à Thessalonique en passant par les plages de Kavala, ont même franchi le pas en y acquérant un pied-à-terre : villa, appartement de vacances ou simple terrain où poser sa caravane. Cette région de la Grèce est "devenue un lieu de rassemblement pour une importante communauté bulgare, et de nombreux acheteurs indiquent y acquérir un bien immobilier parce qu'ils y ont déjà des amis ou de la famille", rapporte le journal grec Ta Nea.
Mais la presse de Sofia constate que la présence de…