Des migrants sur le port de Kaloi Limenes, en Crète (Grèce), le 21 février 2026. STEFANOS RAPANIS/REUTERS
Tommy Olsen, directeur de l’ONG Aegean Boat Report, a été arrêté par la police norvégienne à la suite d’un mandat d’arrêt européen émis par la Grèce, qui l’accuse de trafic de migrants. Pour les défenseurs des droits de l’homme, cette arrestation s’inscrit dans une criminalisation de l’aide humanitaire en Grèce.
Depuis le 11 février, l'activiste norvégien Tommy Olsen se savait sous le coup d'un mandat d'arrêt européen déposé par Athènes. Lundi 16 mars, des policiers sont venus l'interpeller chez lui à Tromso, dans le nord du pays scandinave, d'où il dirigeait depuis 2017 son ONG Aegean Boat Report. Celle-ci documente les opérations de refoulement vers la Turquie menées par les gardes-côtes grecs, qui sont devenues quasi systématiques depuis six ans. Athènes a toujours nié recourir à cette méthode contraire au droit international, malgré les enquêtes de journalistes, des ONG, et des instances internationales comme le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.
La police grecque accuse M. Olsen, notamment, de « complicité de trafic d'êtres humains », d'« espionnage » et d'« activités criminelles ». Le 11 février, Tommy Olsen avait réagi sur le site de son ONG, disant être l'objet « d'un ciblage délibéré (…) dans le but de l'intimider ». « Nos rapports ont systématiquement documenté l…