Entre Luxembourg et Bruxelles, Papadopoulos cherchera à reprendre l'avantage

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Le Président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos, sera à Luxembourg ce lundi, invité du Premier ministre et Président en exercice du Conseil européen, Jean-Claude Juncker. L'Union douanière de la Turquie avec l'Union européenne et les conséquences sur le commerce en direct avec la partie occupée de Chypre devraient se trouver au centre des entretiens, alors même que les pressions internationales s'accentuent pour le désenclavement des Chypriotes-turcs.

M. Papadopoulos qui se rendra par la suite à Bruxelles pour une série d'entretiens avec la Commission, a indiqué en quittant l'aéroport de Larnaka qu'il défendra son projet de remise en fonctionnement du port d'Ammochostos, actuellement sous occupation turque.

Le Président chypriote a exclu le risque d'un échange de la signature du Protocole sur l'Union douanière avec une éventuelle réglementation autorisant le commerce en direct avec la partie occupée de Chypre et contrôlée par les Chyproturcs. "Il n'y a aucun rapport entre le commerce en direct et les initiatives pour le soutient économique des Chyproturcs", a-t-il dit soulignant que "le commerce en direct est une question politique et non économique".

Concernant la signature de l'accord sur l'Union douanière par la Turquie, M. Papadopoulos a déclaré qu'il "constitue une obligation de la Turquie envers l'Union Européenne", entendu qu'elle ne se négocie pas et que tout retard dans sa signature serait préjudiciable pour sa mise en application prévue avant le 3 octobre prochain.

M. Papadopoulos a eu l'occasion de préciser ses intentions concernant l'avenir du plan Annan, dimanche 27, à Nicosie, s'adressant aux cadres de son parti (DHKO, Parti Démocratique), à l'occasion de sa réélection à sa présidence. "Ceux qui restent attachés à une solution de la question chypriote sur la base du plan Annan, souscrivent à la perpétuation de la crise, car le plan Annan, en son état actuel, nous n'allons ni l'accepter, ni le soumettre de nouveau à référendum" a-t-il averti, tout en se disant disposé pour la reprise des pourparlers avec les Chyproturcs sous l'égide des Nations Unies et sur la base des bons offices de son Secrétaire Général, Kofi Annan. Toutefois, M. Papadopoulos a tenu à préciser ce qu'il entend par "bons offices": elles ne devraient imposer ni arbitrage, ni calendrier.

i-GR/CNA

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