Pour la Libye et son chef de gouvernement, "ll est de notre droit de signer n'importe quel accord de coopération avec d'autres pays." (Crédits : Costas Baltas)
La Grèce et l'Egypte refusent à la Turquie le droit de prospecter des hydrocarbures dans les eaux libyennes sur fond de désaccord sur les délimitations maritimes. « Cet accord menace la stabilité et la sécurité en Méditerranée, a estimé au Caire le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias. Tripoli n'a pas la souveraineté nécessaire sur cette zone pour sceller un tel accord qui est donc illégal et non recevable ». Il insiste : « Nous utiliserons tous les moyens légaux pour défendre nos droits ».
Son homologue égyptien, Sameh Choukri, ne dit pas autre chose : avec un mandat « expiré », « le gouvernement de Tripoli n'a pas la légitimité à signer des accords. » Depuis mars, deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir en Libye, dans le chaos depuis le soulèvement qui avait entraîné la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
Le chef du gouvernement libyen basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, a défendu la semaine dernière cet accord : « Le mémorandum turco-libyen est fondé sur des accords bilatéraux conclus avant 2011. Il est de notre droit de signer n'importe quel accord de coopération avec d'autres pays <...