À Corfou, sur les traces de l’impératrice Sissi

L'Achilleion, le refuge que Sissi s'était fait construire sur l'île grecque de Corfou (ici photographié vers 1900, quelques années après la mort de l'impératrice d'Autriche). Photo OST. VOLKSHOCHSCHULARCHIV/APA-PictureDesk via AFP

L'Achilleion, le refuge que Sissi s'était fait construire sur l'île grecque de Corfou (ici photographié vers 1900, quelques années après la mort de l'impératrice d'Autriche). Photo OST. VOLKSHOCHSCHULARCHIV/APA-PictureDesk via AFP

Deux cyprès flanquent les colonnes à l'entrée du palais féerique. Ils dépassent désormais le toit du château, mais la mer, avec ses reflets d'argent qui scintillent au loin, n'a pas changé. Depuis le balcon de sa demeure de rêve sur l'île de Corfou, Sissi [Élisabeth de Wittelsbach de son vrai nom, 1837-1898] contemplait un univers nouveau. L'impératrice évoquait avec enthousiasme sa "nouvelle maison".

Loin de la lourde étiquette de la cour viennoise, elle vivait un véritable rêve éveillé en Grèce. À moins de périr noyée en mer, elle souhaitait même être enterrée sur l'île, estimant que les cyprès la pleureraient plus que les hommes. Sissi avait confié cette réflexion morbide à l'un de ses dix (!) professeurs de grec. Grammaire, vocabulaire… L'impératrice voulait tout apprendre.

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