Athènes redoute une nouvelle crise migratoire

La clôture entre la Grèce et la Turquie, à Alexandroupolis, en Grèce. ALEXANDROS AVRAMIDIS / REUTERS

La clôture entre la Grèce et la Turquie, à Alexandroupolis, en Grèce. ALEXANDROS AVRAMIDIS / REUTERS

À peine quelques jours après la prise du pouvoir des talibans en Afghanistan, et alors que ses voisins comme l'Albanie ou la République de Macédoine du Nord annonçaient ouvrir leurs bras aux réfugiés afghans, la Grèce se tient prête… à refouler . Le pays s'est donc empressé de mettre en place tout un arsenal de mesures coercitives. Il vient d'achever la construction des 27 derniers kilomètres d'un mur long de 40 km au total, dressé à sa frontière terrestre avec la Turquie. Il a aussi mis en place une dizaine de caméras et de radars d'une portée de 15 kilomètres tournés vers le territoire turc, et a recruté près de 1 200 policiers dont 800 seront placés aux frontières pour doubler les patrouilles terrestres et maritimes.

Un million de réfugiés

souligne Marc-Antoine Pineau, de l'ONG Aasia, qui œuvre sur l'île de Samos, face aux côtes turques. Il fustige la décision du gouvernement grec de « .

La Grèce refuse de revivre les scènes de l'été 2015, quand près de 1 million de réfugiés syriens, en quête d'Europe, sont passés par ses côtes. Le pays désire surtout préserver son titre de , décerné par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne,...

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