Samos débordée par l’afflux de migrants

Désespérés, les habitants de cette île grecque de la mer Égée, située à 70 km d’Izmir, ont perdu toute confiance dans l’Europe et dans la politique nationale. ANGELOS TZORTZINIS/AFP

Désespérés, les habitants de cette île grecque de la mer Égée, située à 70 km d’Izmir, ont perdu toute confiance dans l’Europe et dans la politique nationale. ANGELOS TZORTZINIS/AFP

REPORTAGE - Désespérés, les habitants de cette île grecque de la mer Égée, située à 70 km d'Izmir, ont perdu toute confiance dans l'Europe et dans la politique nationale.

À Samos

Situé à 200 mètres d'une école primaire, le centre d'accueil de migrants et de réfugiés de Samos est totalement débordé. Il accueille dix fois plus de personnes que le permet sa capacité et la situation peut s'embraser à tout moment. Surtout que la petite ville de Vathi, capitale de Samos, et ses 5600 habitants sont le lieu d'ancrage provisoire pour plus de 7000 personnes venues d'Afghanistan, du Soudan, du Congo ou encore d'Iran. Vathi, est prisée par les touristes l'été pour ses paysages édéniques où les maisons à toits rougeâtres cachent des champs d'oliviers à perte de vue.

Ce centre de 770 places, construit en 2008, n'a cessé de grossir ces derniers mois et accueille aujourd'hui 7000 personnes. Surnommé le «camp de la honte», tout y est délabré. Les tentes ou abris de fortune s'étalent de manière tentaculaire, tout autour du camp, telle une favela improvisée, où des terrils de déchets dégagent une odeur nauséabonde, accentuée les jours de pluies jusqu'aux...

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