Aller au contenu principal

En Grèce, l’action des gardes-côtes en question après le naufrage d’un bateau de migrants

Publié dans Le Monde le
Des secouristes sur le port de l'île de Chios (Grèce), après la collision entre un bateau de migrants et un navire des garde-côtes grecs, le 4 février 2026. AFP
Légende

Des secouristes sur le port de l'île de Chios (Grèce), après la collision entre un bateau de migrants et un navire des garde-côtes grecs, le 4 février 2026. AFP

Quinze personnes sont mortes après la collision de leur embarcation avec un navire des gardes-côtes grecs au large de l’île de Chios, proche des côtes turques, mardi soir.

L'île de Chios, située à quelques encablures de la Turquie, s'est réveillée sous le choc, mercredi 4 février, après un nouveau drame en mer, une collision entre une embarcation de migrants et un patrouilleur, qui a provoqué la mort d'au moins 15 réfugiés, en majorité afghans. Les recherches des secours se poursuivaient mercredi, alors que le nombre de passagers à bord reste incertain.

Dans un communiqué, les gardes-côtes grecs assurent, après avoir repéré le canot de migrants, avoir ordonné à l'embarcation de s'arrêter. « Le pilote du hors-bord a ignoré les signaux lumineux et sonores du patrouilleur et a fait demi-tour, provoquant une collision par tribord. Sous la violence du choc, le hors-bord a chaviré et coulé, entraînant la chute à la mer de tous ses passagers », expliquent-ils.

A l'hôpital de l'île de Chios, débordé depuis mardi soir, 25 migrants blessés, dont 11 enfants, ont été transportés. Cinq interventions graves (ruptures de la rate, du rein, pneumothorax, traumatismes crâniens) et deux césariennes pour extraire deux fœtus morts chez deux femmes enceintes ont été opérées. Une autre femme est morte…

Explore
Région