En Grèce, les privatisations virent au casse-tête

Le gouvernement Tsipras peine à concrétiser les 40 réalisations promises aux créanciers internationaux.

La première image qui vient à l'esprit quand on parle de privatisations ces dernières années, en Grèce, c'est celle de Janus, dieu romain bifrons des commencements et des fins. Et pour cause, d'un côté, le gouvernement d'Alexis Tsipras, étiqueté gauche radicale, est celui qui a réalisé le plus de privatisations depuis 2010 - et la mise du pays sous perfusion de l'Union européenne et du Fonds monétaire international - avec 27 réalisations sur 40. De l'autre, aucune d'entre elles n'a réellement avancé, bloquées par la bureaucratie ou autres justifications des plus incongrues.

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«C'est à s'arracher les cheveux», fustige Babis Papadimitriou, analyste financier. «D'une part, le pays envoie à la Commission européenne la liste des vingt-quatre prochaines privatisations à réaliser, de l'autre, le gouvernement explique qu'il n'aura pas le temps de les réaliser sous prétexte que 2019 est une ...

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