Visite historique et sous tension d'Erdogan en Grèce

Athènes s'est dite «préoccupée» mercredi soir par des propos du président turc suggérant une révision du Traité de Lausanne sur les frontières de la Turquie, à la veille de la première visite en Grèce d'un chef d'Etat turc depuis 65 ans.

Correspondante à Istanbul

C'est une visite historique, la première d'un chef d'État turc en 65 ans. Le président Recep Tayyip Erdogan entame ce jeudi un déplacement en Grèce supposer accélérer le réchauffement entre les deux pays voisins. Plusieurs sujets de friction accompagnent ce déplacement: les désaccords territoriaux, la coopération énergétique, la question migratoire, le dossier de réunification de Chypre, et, actualité oblige, la question des ressortissants turcs (dont certains officiers de l'armée) venus demander l'asile en Grèce.

Après plusieurs décennies de rapports houleux, qui ont même failli dégénérer en affrontements en 1996, les deux pays ont entamé un dégel initié en 1999 par l'aide d'Athènes à la Turquie à la suite d'un séisme ayant dévasté Istanbul. Cette détente a favorisé un renforcement des échanges commerciaux qui trouve son illustration dans cette visite: pour ses deux jours de déplacement,...

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