La face cachée de la visite d'Erdogan à Athènes

Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 4 mai.

Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 4 mai.

La visite en Grèce du président Recep Tayyip Erdogan est la première visite d'un chef d'Etat turc en soixante-cinq ans. La dernière a eu lieu avant que Chypre ne devienne indépendante et avant le pogrom d'Istanbul de septembre 1955, événement dramatique qui a marqué le début de la fin pour l'ancienne minorité grecque de la cité turque.

Depuis, il s'est passé beaucoup de choses entre la Grèce et la Turquie. Du côté négatif : l'invasion turque du nord de Chypre en 1974 et son occupation, et, plus récemment, l'influx constant de réfugiés arrivant de Turquie pour rentrer en Europe, et d'abord en Grèce. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a très mal géré cette crise, ayant soit sous-utilisé soit détourné les fonds de soutiens de l'UE, et a mis en place des centres dits d'«accueil» qui en réalité ressemblent surtout à des camps de concentration. Il reste néanmoins vrai que la Turquie manipule ce flux de réfugiés, qu'elle en contrôle les flux, lesquels lui servent de moyen de pression sur l'Union européenne.

Du côté positif des relations gréco-turques… il n'y a pas grand-chose à en tirer, si ce n'est que les deux gouvernements communiquent de façon civilisée et qu'ils ont...

Ajouter un commentaire