Grèce-Europe: se dédire avec courage et intelligence

Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras © AFP

Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras © AFP

En quelques jours, il s'est passé en Europe des choses que l'on disait impossibles. Le Parlement grec, soutenu par une majorité de sa population, a voté à une écrasante majorité un plan de réformes plus sévère que celui rejeté dix jours plus tôt par son gouvernement et 62 % des électeurs. En face, plusieurs pays de la zone euro, dont les parlements ou les gouvernements avaient juré qu'ils ne voteraient plus un seul euro de prêt en faveur de la Grèce, ont sagement mangé leur parole.

L'inconstance de la démocratie n'est donc pas toujours blâmable. La décision de principe d'un nouveau plan d'aide à la Grèce qui avoisinera 85 milliards d'euros - le plus haut montant jamais consenti à un pays en difficulté - est une bonne nouvelle pour la Grèce, pour la stabilité de la zone euro, et pour l'intégration européenne.

Il faut rendre hommage pour cela à Alexis Tsipras et Angela Merkel, qui ont choisi leur pays plutôt que leur parti, lorsqu'il leur a fallu forcer ces décisions imbuvables pour leurs opinions et familles politiques respectives. Angela Merkel en particulier, dont le pays fait l'objet d'une curée sans précédent, s'est...

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