En dix-sept heures de bras de fer, Berlin et Athènes ont frôlé la rupture

Entre les séances plénières, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reçu, dans son bureau et à trois reprises, Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras. Crédits photo : FRANCOIS LENOIR/REUTERS

Entre les séances plénières, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reçu, dans son bureau et à trois reprises, Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras. Crédits photo : FRANCOIS LENOIR/REUTERS

Lorsqu'ils arrivent dimanche à Bruxelles pour leur sommet convoqué à 16 heures, les chefs d'État et de gouvernement entrent sur un champ de bataille encore fumant. Leurs ministres des Finances viennent de négocier quatorze heures durant, en deux séances entrecoupées par la nuit. De l'avis de l'un des participants, «les échanges furent extrêmement violents». Les masques sont tombés à l'Eurogroupe. Plusieurs pays, dont l'Allemagne et la Finlande, ne cachent plus que «la meilleure solution pour la Grèce est une sortie de l'euro», poursuit cet acteur du huis clos. Alors que le samedi matin, les «institutions», Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international, ont donné leur satisfecit aux réformes et mesures d'économie proposées le jeudi soir par Tsipras, plusieurs pays en demandent bien davantage aux Grecs. Dans le projet de document que l'Eurogroupe transmet finalement aux ...

Explorez...

Ajouter un commentaire