Le premier ministre bulgare a annoncé samedi 5 mars le déploiement de plus de quatre cents hommes venant des rangs de l'armée, de la police et de la gendarmerie, à la frontière avec la Grèce.
Le soleil est revenu sur le camp de réfugiés d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne. Mais après une nuit pluvieuse, le site n'est qu'un champ de boue. Des feux de camp allumés pour tenter de se réchauffer, s'échappe une odeur âcre.
Mardi 1er mars, dans une interview accordée au Hospodarske Noviny, le premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico lançait une énième provocation à l'égard du gouvernement grec avec son ton si mesuré : « Tsipras, si tu ne fais pas ce que tu peux, alors il n'y aura qu'u
10.000 migrants sont bloqués à la frontière greco-macédonienne. Mais c'est dix fois plus de candidats à l'asile que redoute d'accueillir désormais la Grèce
La frontière entre la Grèce et la Macédoine s'est brièvement rouverte dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 mars, laissant entrer environ 170 migrants, pour beaucoup, syriens et irakiens.
Le ton est encore monté ce mardi au sujet de l'accueil des migrants. Athènes a sonné l'alarme sur ses difficultés à accueillir des milliers de réfugiés, alors que l'Autriche et plusieurs pays des Balkans limitent les entrées sur leurs territoires.
Mazian fait de grands signes pour attirer l'attention. De l'autre côté des barbelés, il montre les papiers de la Croix-Rouge stipulant que sa femme, enceinte de six mois, a besoin de soins.
Le chancelier autrichien Werner Faymann a accusé dimanche la Grèce de se comporter "comme une agence de voyages" en laissant passer librement les migrants vers l'ouest de l'Europe, dans une interview à la presse autrichienne.
La Grèce craint que le nombre de migrants bloqués sur son territoire puisse atteindre les 70.000 en raison des nouveaux quotas imposés par les pays des Balkans aux candidats à l'établissement en Europe.