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La Grèce va-t-elle accepter de devenir le Calais de l'Europe ?

Publié dans La Tribune le
La Grèce va-t-elle accepter de devenir le Calais de l'Europe ?.

Mardi 1er mars, dans une interview accordée au Hospodarske Noviny, le premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico lançait une énième provocation à l'égard du gouvernement grec avec son ton si mesuré : « Tsipras, si tu ne fais pas ce que tu peux, alors il n'y aura qu'un seul hotspot, et on l'appellera la Grèce. »  Cette parole a évidemment encore beaucoup ému en Grèce, non pas parce qu'elle est une menace, mais parce qu'elle pourrait déjà être le reflet de la réalité.

Le déclencheur autrichien

La situation en Grèce sur le front des réfugiés est difficile depuis l'été dernier, mais elle s'est encore dégradée depuis que l'Autriche a annoncé à la mi-février qu'elle n'accepterait plus que 3.200 réfugiés par jour en transit sur son territoire, porte d'entrée vers l'Allemagne. Et de limiter à 80 par jour le nombre de demande d'asile. La veille, Vienne avait systématisé ses contrôles à ses frontières méridionales. Dès lors, les pays des Balkans ont craint de se retrouver contraints de gérer la masse des réfugiés. Les frontières se sont donc fermées, comme des dominos tombant les uns après les autres. Jusqu'à Idomeni, point de passage...

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