Antonis Samaras, nouveau président de Nea Dimokratia

L'ex-ministre de la Culture Antonis Samaras est le grand vainqueur des élections qui ont eu lieu dimanche pour la désignation du nouveau président de Nea Dimokratia (ND), le principal parti de l'opposition en Grèce, qui succède ainsi à Costas Caramanlis, démissionnaire depuis la défaite du parti aux élections législatives d'octobre dernier, et devient, à 58 ans, le septième président de la ND depuis sa création.

Les premiers résultats officiels communiqués vers 2h locales du lundi matin portant sur 37,7% des suffrages exprimés, Antonis Samaras avait une avance de six point sur Dora Bakoyannis avec 47,6% des votes contre 41,6%, le troisième candidat Panagiotis Psomiadis réunissant quant à lui 10,7% des votes.

Mme Bakoyannis a reconnu sa défaite en envoyant ses félicitations à M. Samaras et à M. Psomiadis vers 1:15 lundi matin alors que le dépouillement des votes était toujours en cours.

"La base a élu un nouveau président, Antonis Samaras. Le résultat est absolument respectable", a dit Mme Bakoyannis dans sa brève allocution télévisée, appelant tous les militants à rester unis dans ce "nouveau chapitre qui commence pour la ND".

"Vous avez reçu le message de l'espoir", a dit de son côté M. Samaras une heure plus tard, s'adressant aux militants depuis le siège de la ND, odos Rigillis à Athènes, complétant "aujourd'hui, nous avons tous gagné et, demain nous seront tous ensemble", avant d'annoncer que la route est désormais ouverte pour le congrès de redéfinition des positions et principes du parti dans quelques mois.

Enfin, "la Nea Dimokratia a gagné son premier combat pour la reconquête de sa crédibilité", a déclaré l'autre candidat, M. Psomiadis, qui a recueilli le score respectable de 10,7%. "Je veux congratuler du fond de mon cœur l'ami et militant Antonis Samaras, pour sa victoire nette et juste, ainsi que Dora Bakoyannis pour le comportement unitaire qu'elle a eu lors de cette procédure nouvelle pour notre parti", a conclu M. Psomiadis.

Vers 4h locales lundi matin, sur 72,68% des bulletins dépouillés provenant de 1192 centres électoraux et 549.000 votants, l'écart entre M. Samaras et Mme Bakoyannis se creusait à 11 points, avec 50,18% des votes pour M. Samaras, 39,76% pour Mme Bakoyannis et 10,06% pour M. Psomiadis.

A l'étranger, une cinquantaine de bureaux de vote avaient été montés pour reccueillir le vote des Grecs vivant dans les pays de l'Union européenne, notamment en Allemagne. En France, dans l'unique centre électoral à Paris, Antonis Samaras a obtenu 89 votes, Dora Bakoyannis 83 et Panagiotis Psomiadis 39.

Affluence exceptionnelle des militants de la ND pour l'élection du nouveau président du parti


Dépouillement du vote dans un centre électoral de la ND.

L'élection dimanche du président du principal parti de l'opposition - la Nouvelle Démocratie (ND) - a connu une affluence exceptionnelle, se félicitaient les responsables du parti dont c'était la première élection avec la participation de la base.

L'élection a été marquée par un problème de réseau informatique tôt le matin, qui a obligé de reporter l'heure de fermeture des bureaux de vote dimanche de 20h à 21h30, alors que l'affluence était encore forte dans les bureaux de vote en début de soirée.

En fin d'après-midi, le porte-parole de la ND, Georges Koumoutsakos, avait indiqué que cette panne était due à l'Office des télécoms grecques (OTE), lequel à son tour renvoyait la responsabilité au logiciel de la société ayant été chargée d'enregistrer les électeurs sur ordinateur afin d'éviter des doubles votes.

Ce scrutin, qui a lieu pour la première fois par les militants de "base", et non plus par le congrès du parti, a connu une affluence exceptionnelle proche de 500.000 votants, dépassant toutes les espérances du parti, et les résultats ne seront communiqués que tard dans la nuit de dimanche, voire lundi matin.

Sur Facebook où les militants donnaient les résultats partiels de leur circonscription l'ex-ministre de la Culture Antonis Samaras semblait devancer l'autre candidate favorite, Dora Bakoyannis, ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Caramanlis. Mais le Grèce réelle a battue sans appel la Grèce virutelle des réseaux sociaux. Malgré ses 11.000 "amis" sur Facebook, Dora Bakoyannis n'a pu emporter le parti face à Antonis Samaras qui ne comptait que 4.600 "amis" sur le fameux site.

i-GR/ANA-MPA

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