Le village de Malli, à Tinos, dans les Cyclades grecques. Laurent Fabre / Le Figaro
Été après été, le mercure s’affole sur le pourtour méditerranéen, fragile épicentre touristique. Dans les pays qui sont aux premières loges du réchauffement climatique, des lieux restent préservés. Cap sur l’île de Tinos, dans les Cyclades, rafraîchie par le meltem durant tout l’été.
Les îles grecques font, certes, rêver les touristes, Français en tête. Le pays bat chaque année des records de fréquentation, mais les effets du réchauffement climatique, canicules et incendies en tête, peuvent faire hésiter. À une poignée d'heures de ferry de la brûlante Athènes, où les autorités sont régulièrement contraintes de fermer l'accès à l'Acropole accablée de chaleur, de nombreuses îles des Cyclades ont la chance d'être rafraîchies par le meltem ou meltemi, ce vent frais et puissant qui souffle depuis le nord de la mer Égée. Parmi elles, Tinos est de celles qui en profitent le plus.
Pas un jour ou presque sans brise, voire des rafales plus violentes, même au cœur du mois d'août. Dans l'Odyssée d'Homère, ce serait d'ailleurs sur cette île émergée au nord-ouest de la tapageuse Mykonos que les marins d'Ulysse s'échouent après avoir ouvert l'outre des vents, libérant le souffle déchaîné du dieu Éole.
L'île de Tinos, beauté vénitienne dans les Cyclades
Lorsqu'on débarque sur cette île encore…