Inquiétude grecque après une occupation militaire turque

Surveillance militaire grecque à la frontière greco-turque, près du fleuve Evros, point de passage de nombreux migrants, en mars.

Surveillance militaire grecque à la frontière greco-turque, près du fleuve Evros, point de passage de nombreux migrants, en mars.

L'épidémie de Covid-19 bat à peine en retraite que les tensions entre la Grèce et la Turquie repartent à la frontière délimitée par le fleuve Evros. C'est un petit bout de terrain appartenant à la Grèce qui est l'objet des bisbilles depuis jeudi. Initialement, des militaires turcs y patrouillaient. Depuis 48 heures, une trentaine d'entre eux s'y sont installés et ont même planté leur drapeau sur ce morceau de Grèce. Sans expliquer pour le moment les raisons de leur geste. Les Grecs craignent que les Turcs veuillent leur voler un bout de territoire.

Pour comprendre cette crainte, il faut remonter à la signature du traité de Lausanne, en 1923. Il délimite les frontières entre la Grèce et la Turquie. Le milieu du fleuve Evros sépare les deux pays. Sauf qu'au cours de l'histoire et de travaux de la main de l'homme, le lit du fleuve a changé. Il y a donc sur la partie orientale du fleuve quelques enclaves grecques. C'est une de celle-là qui est incriminée.

Ce même fleuve est un point de passage des migrants qui, depuis l'accord signé entre Bruxelles et Ankara en 2016, sont retenus en Turquie alors que beaucoup d'entre eux souhaitent entrer dans l'Union Européenne....

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