À la frontière turco-grecque, un «exode» téléguidé

REPORTAGE - Répondant à l'appel lancé par Recep Tayyip Erdogan, des milliers de migrants se sont rués vers la Grèce pour tenter d'aller en Europe.

Ils errent par grappes de cinq, dix ou vingt, les traits tirés et les bras lestés de couvertures ou de sacs remplis jusqu'à la gueule, à travers les champs qui entourent le point de passage de Pazarkule. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 13.000 personnes originaires d'Afghanistan, du Pakistan, d'Iran, d'Irak ou de Syrie ont convergé ces derniers jours vers la frontière, longue de 212 kilomètres, qui sépare la Turquie de la Grèce.

La majorité, convaincus que les autorités grecques s'apprêtaient à leur ouvrir les portes de l'Europe, se sont d'abord entassés aux abords du terminal situé quelques kilomètres à l'ouest d'Edirne. Mais après un week-end d'attente ponctué par les mouvements de foule et baigné par les gaz lacrymogènes, beaucoup semblaient lundi avoir pris la mesure de leur erreur. Les plus entreprenants se sont remis en route pour tenter de franchir, avec l'aide de passeurs, le fleuve Evros. D'autres, à bout de force, se résignaient à faire demi-tour.

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