Ariane à Naxos: trouver le bon fil

CRITIQUE - Jouée à Paris, Toulouse et Lausanne en mars, l'œuvre de Strauss reste difficile. Mais quel chef-d'œuvre!

Mars aura été le mois de toutes les Ariane. Le Capitole de Toulouse, l'Opéra de Lausanne et le Théâtre des Champs-Élysées à Paris ont mis à l'affiche en même temps l'Ariane à Naxosde Richard Strauss. L'occasion de se convaincre - si besoin en était! - que cette pièce est géniale, avec sa synthèse de profondeur et de légèreté, de classicisme et de modernité. L'occasion, aussi, de vérifier qu'elle est extrêmement difficile pour les forces en présence, chanteurs, chef, orchestre, metteur en scène.

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Le théâtre, parlons-en. À Toulouse, Michel Fau n'en fait pas assez ; à Paris, Katie Mitchell en fait trop. Le premier mise sur un second degré parodique et une imagerie colorée, mais n'habite pas les personnages et contourne les points d'interrogation. L'assistante de Mitchell, qui a assuré la reprise de la pénible production aixoise de l'été dernier, n'a pas fait de miracles: on a ...

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