Grèce: une dette moins pressante, des banques encore fragiles

Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos évoque la situation financière améliorée et les défis à relever.

De passage à Paris mercredi, de retour des réunions avec ses homologues européens à Bruxelles, le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, affichait un sourire détendu. Il est vrai que le péril du Grexit, il y a quatre ans, semble loin. «Quatre années extraordinairement difficiles», concède, avec un flegme et un accent parfaitement britanniques, le ministre qui succéda au trublion Yanis Varoufakis en juillet 2015, au pire de la crise.

Il faut dire qu'Euclide Tsakalotos a des motifs de satisfaction. La Grèce a emprunté le 5 mars 2,5 milliards d'euros sur les marchés en émettant des obligations à dix ans, au taux de 3,9 %. Les investisseurs étaient au rendez-vous puisqu'ils avaient sursouscrit, à hauteur de 11,8 milliards d'euros.

Rembourser le FMI par anticipation

C'est la deuxième fois que la Grèce a recours au marché cette année, alors qu'elle n'y avait pas eu accès pendant les années de crise. Un premier emprunt à cinq ans en janvier avait déjà permis de réunir 2,5 milliards ...

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