L’été 68: la Grèce étouffe sous la dictature des colonels

En avril 1968, le colonel dictateur Georgios Papadopoulos (au premier plan), entouré de sa garde rapprochée, vient de déposer une gerbe sur le tombeau du Soldat inconnu à Athènes. © Keystone/Getty Images

En avril 1968, le colonel dictateur Georgios Papadopoulos (au premier plan), entouré de sa garde rapprochée, vient de déposer une gerbe sur le tombeau du Soldat inconnu à Athènes. © Keystone/Getty Images

Du lundi au vendredi en juillet-août, «Le Temps» plonge dans ses archives historiques pour vous faire revivre l'été de l'année 1968. Deux mois de contestation tous azimuts dont on fête le jubilé cette année, avec le «Journal de Genève» et la «Gazette de Lausanne».

Episodes précédents:

  • Dans l'armée suisse, on ne badine pas avec la discipline
  • Couve de Murville, l'intendant de la Ve République
  • La Bourdonnette, ce «village» voisin de Lausanne

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A l'été 1968, cela fait une quinzaine de mois que la dictature des colonels détient le pouvoir politique en Grèce, qu'elle conservera jusqu'en 1974, au nom de la lutte contre le communisme et pour le rétablissement de l'ordre social. Elle a déjà provoqué l'exil du roi Constantin II, monté sur le trône en 1964, et est issue du coup d'Etat de la junte militaire alors dominée par Georgios Papadopoulos. Son régime transforme plusieurs îles en bagnes et promeut l'intrusion en politique de l'Eglise orthodoxe, dont la hiérarchie lui apporte son soutien. Pour les opposants, les étudiants et les intellectuels s'ouvre alors une période de terreur, jonchée de déportations, tortures et...

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