Droits de l’homme : quand Athènes ne s’oppose pas à Pékin

Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, et le premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes, le 24 avril.

Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, et le premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes, le 24 avril.

C'est un petit séisme diplomatique qui s'est produit, lundi 19 juin, dans la salle de conférence XX du Palais des nations de Genève. Sous la voûte imposante sculptée par l'artiste espagnol Miquel Barcelo, les 28 membres de l'Union européenne n'ont pas réussi à parler d'une même voix. Le sujet ne concernait pourtant ni les migrants ni les négociations autour du Brexit. Lors de cette 35e session du Conseil des droits de l'homme, qui a lieu jusqu'au 23 juin sur les rives du lac Léman, le groupe était censé faire une déclaration commune condamnant les abus du régime chinois. Or la Grèce s'y est opposée, et la déclaration n'a pas eu lieu.

Depuis plus de dix ans, le Conseil des droits de l'homme, qui se réunit trois fois par an à Genève, est l'organe officiel des Nations unies sur les questions liées aux droits humains : torture, détentions abusives, lutte contre les discriminations… Ses prises de position sont hautement symboliques. Mais, en dix ans, c'est la première fois que l'Union européenne échoue à obtenir l'unanimité parmi ses membres. « Ce manque de consensus est très alarmant, estime John Fisher, directeur de l'antenne genevoise de l'ONG Human Rights...

Explorez...

Ajouter un commentaire