L'Europe va-t-elle lâcher la Grèce ?

La fête bat son plein pour les supporters du non à la nuit tombante, après les premiers résultats du référendum, place Syntagma à Athènes le 5 juillet. (AP Photo/Emilio Morenatti)

La fête bat son plein pour les supporters du non à la nuit tombante, après les premiers résultats du référendum, place Syntagma à Athènes le 5 juillet. (AP Photo/Emilio Morenatti)

"Oxi !" (Non !). Laminés par cinq ans de crise économique, les Grecs ont rejeté, lors du référendum de ce dimanche 5 juillet, les offres d'aides financières des créanciers européens qui exigeaient, en retour, de nouvelles mesures d'austérité, de nouveaux impôts et de douloureuses réformes. Ce vote va-t-il aider à mettre fin à la tragi-comédie grecque ou la faire tourner au drame ?

On peut redouter les plus dangereux scénarios. Dénonçant "le chantage", les "ultimatums" de ses créanciers, Alexis Tsipras, Premier ministre du gouvernement de la gauche radicale grecque (Syriza) présente ouvertement la victoire du "non" comme une simple arme pour obtenir un meilleur accord, de meilleures aides et moins d'austérité dans de nouvelles négociations.

Il promet que ce "non" ne signifie pas une sortie de l'euro ou de l'Union européenne (UE), mais juste moins de sacrifices pour rembourser la colossale dette grecque (320 milliards d'euros, plus de 170% du PIB). Le chef du gouvernement grecque en est persuadé, à tort ou à raison, il l'a dit est répété : les Européens n'oseront pas aller au bout de "leur chantage", en faisant sortir la Grèce de l'euro.

Alexis Tsipras...

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