La Grèce pourrait "paralyser" l'Otan, estime Brzezinski

La Grèce, amie de la Russie, pourrait retarder voire "paralyser" par son véto la réponse de l'Otan à une violation de sa défense collective, estime Zbigniew Brzezinski, l'une des voix influentes de la politique étrangère américaine. 

Après l'annexion de la Crimée en 2014, la Russie risque de jeter son dévolu sur la Moldavie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan, après quoi les Baltes et la Pologne, pays membres de l'Alliance atlantique, pourraient "devenir une cible", a déclaré M. Brzezinski dans une interview mercredi au quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna.

L'article 5 de l'Otan prévoit une réponse collective de l'Alliance à toute agression contre l'un de ses 28 membres.

"Mais au sein de l'Otan, diverses procédures sont en vigueur, dont le principe de l'unanimité. Cela veut dire que l'Otan pourrait être paralysée pendant un certain temps, ne serait-ce que par la Grèce qui est une amie de la Russie et qui dispose bien sûr d'un droit de véto", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est attendu le 8 avril à Moscou où Athènes cherche un soutien face à ses problèmes économiques.

M. Brzezinski avait déjà recommandé en janvier,...

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