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Grèce : les dirigeants d’Aube dorée, ancien parti néonazi, reconnus coupables en appel de « direction d’une organisation criminelle »

Publié dans Le Monde le
Le chef du parti néonazi grec Aube dorée, Nikos Michaloliakos, à Athènes le 22 octobre 2020. SOTIRIS DIMITROPOULOS/AFP
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Le chef du parti néonazi grec Aube dorée, Nikos Michaloliakos, à Athènes le 22 octobre 2020. SOTIRIS DIMITROPOULOS/AFP

Parmi eux figurent le fondateur et chef de la formation, Nikos Michaloliakos, un mathématicien négationniste de 68 ans, ainsi que le porte-parole Ilias Kasidiaris, nostalgique du IIIᵉ Reich.

Les dirigeants du parti néonazi grec Aube dorée, officiellement dissous en 2020, ont été reconnus coupables, mercredi 4 mars, « [d']appartenance et de direction d'une organisation criminelle » par une cour d'appel d'Athènes. Celle-ci les jugeait notamment pour le meurtre d'un rappeur antifasciste, Pavlos Fyssas, commis en 2013.

Parmi les cadres, qui risquent des peines allant jusqu'à quinze ans de prison, figurent l'ancien fondateur et chef du parti, Nikos Michaloliakos, un mathématicien négationniste de 68 ans, ainsi qu'Ilias Kasidiaris, qui était le porte-parole de la formation, connu pour être un homme violent, nostalgique du IIIe Reich.

Outre le meurtre de Pavlos Fyssas, le passage à tabac de pêcheurs égyptiens, en 2012, et des tentatives d'homicides de syndicalistes communistes en 2013 font partie des crimes imputés à Aube dorée, qui était représentée au Parlement grec au plus fort de la crise financière, entre 2012 et 2015. A son apogée, le parti était le troisième plus grand groupe présent au Parlement, où il est resté jusqu'en 2019, avec 18 députés.

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