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“Pogrom”, “meurtre raciste” : en Grèce, le parti néonazi Aube dorée de nouveau condamné en appel

Publié dans Courrier Inter… le
Ioannis Lagos, ancien eurodéputé grec et membre du parti néonazi Aube dorée, jugé à Athènes le 4 mars 2026. La justice grecque l'a définitivement condamné ainsi que les autres membres dirigeants de ce parti, désormais considéré comme une organisation criminelle.
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Ioannis Lagos, ancien eurodéputé grec et membre du parti néonazi Aube dorée, jugé à Athènes le 4 mars 2026. La justice grecque l'a définitivement condamné ainsi que les autres membres dirigeants de ce parti, désormais considéré comme une organisation criminelle.

La cour d’appel a confirmé la sentence contre les dirigeants du parti néonazi grec Aube dorée, officiellement dissous en 2020 après leur condamnation en première instance. Un

La cour d'appel d'Athènes l'a confirmé. Mercredi 4 mars, les quarante-deux accusés − dont onze anciens députés − du parti néonazi Aube dorée ont de nouveau été reconnus coupables d'appartenance à une organisation criminelle. Ils risquent jusqu'à quinze ans d'emprisonnement ; la présidente de la cour d'appel doit annoncer leurs peines de prison ultérieurement.

"L'arrêt rendu hier par la cour d'appel […] constitue un rappel nécessaire de la véritable nature d'Aube dorée : une organisation criminelle nazie qui utilisait le parti comme paravent. La violence n'était pas un élément accessoire de son idéologie, mais bien son essence même", affirme Efsyn dans son éditorial du jour.

"Phénomène fasciste"

Dopée par la crise économique, sociale et politique en Grèce, la formation néonazie avait fait son entrée au Parlement en 2012 en obtenant 7 % des votes. Mais "Aube dorée n'est pas apparue soudainement. Depuis les années 1980, elle œuvrait en marge de la vie politique, avec un noyau idéologique néonazi et des pratiques rappelant le phénomène fasciste en Europe", retrace To Vima.

Surfant sur un sentiment de légitimité…