La campagne électorale en Grèce entre dans sa dernière semaine

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Dans un discours à Héraklion en Crète dimanche soir, le premier ministre sortant, Costas Caramanlis, a accusé le PASOK de défendre des positions mettant, par leur coût, le pays en danger, tandis que de Larissa, Georges Papandréou a appelé ses militants à l'unité pour le vote de dimanche prochain qu'il a qualifié de crucial.

M. Caramanlis a critiqué personnellement M. Papandréou, pour avoir refuser un 2e débat télévisé en tête-à-tête, l'accusant d'"investir dans l'obscurité de l'imprécision et non dans la lumière de positions claires et nettes".

Les positions du PASOK renvoient à des aventures et coûtent chères, a déclaré M. Caramanlis, dénonçant tous les engagements trompeurs de ce parti, de nouveaux impôts en particulier, se référant par ailleurs au refus de M. Papandréou de discuter en face à face une fois encore des questions restées sans réponse pour les citoyens.

M. Caramanlis a présenté son plan anti-crise, soulignant que le "5 octobre, nous repartons avec ardeur et confiance dans notre pays et dans les possibilités des Grecs", se référant par la suite aux projets réalisés dans la grande île par son gouvernement au cours des dernières années, l'aéroport, les routes, toutes choses aidant aux activités économiques, également aux travaux d'environnement, à l'énergie. Sur ce dernier point, le premier ministre a rappelé la création à Korakia du plus grand centre énrgétique du pays d'un budget de 1,2 milliard d'euros.

En conclusion, M. Caramanlis a déclaré que le 4 octobre "vous déciderez, vous jugerez quel est le plan le plus réaliste, vous déciderez qui est prêt à affronter la crise internationale. Choisissez qui réellement est porteur d'espoir. Ceux qui cachent leur jeu? Quant à nous montrons ouvertement nos cartes aux citoyens".

Papandreou: Le 4 octobre nous luttons pour notre vie

"Le 4 octobre nous luttons pour notre vie", a déclaré le président du PASOK, Georges Papandréou, de Larissa dimanche soir. "Nous luttons tous ensemble, et notre lutte ne nous divise pas mais au contraire nous unit, et plus unis nous serons et plus grande est notre chance de gagner, a-t-il ajouté. Le vote de dimanche prochain est crucial", a tranché le président du PASOK.

Les élections peuvent se jouer serrés semble-t-il, M. Papandréou appelant à son tour, comme l'avait fait le premier ministre, Costas Caramanlis, à ne pas perdre un seul bulletin, car seul un gouvernement avec une forte majorité peut garantir les changements dont a besoin la Grèce.

Selon le président du PASOK, il faudra choisir entre le passé ou l'avenir, la peur ou l'espoir, une Grèce profitant à un petit nombre ou une Grèce travaillant pour tous.

M. Papandréou a critiqué le gouvernement de tromper les citoyens même une semaine avant le scrutin, soulignant dans cette grande région agricole que rien n'a été fait au cours de ces 6 dernières années de pouvoir de la Nouvelle Démocratie, se référant aussi au manque de liquidités conduisant les PME de la région à la fermeture.

Du point de vue des réformes pour relancer l'économie, M. Papandréou a réitéré le gel pour un an des dettes des entreprises en difficulté de paiement, s'engageant a protéger les emplois, parlant aussi de la croissance verte, faisant bien comprendre qu'il ne s'agit pas simplement d'un plan de protection de l'environnement, mais de tout un programme politique créant de nouvelles richesses et une juste répartition.

En conclusion, le chef du principal parti de l'opposition a déclaré qu'il ne laisserait pas la Thessalie devenir un Sahara et que l'heure était venue d'agir tous ensemble.

Le président du LAOS M. Karadzaferis critique gouvernement et opposition

Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, a critiqué à la fois le gouvernement et l'opposition pour la situation actuelle de la Grèce, que ce soit au plan de la politique étrangère ou de l'économie, lors d'une conférence de presse à Sparte (Péloponnèse).

M. Karadzaferis a accusé les deux grands partis, ND et PASOK, d'avoir donné le nom "Macédoine" à Skopje et dénoncé qu'ils " sont prêts à tout céder", alors qu'il a estimé au chapitre de la question chypriote, qu'est "attendu un plan pire que le plan Annan, mais que personne ne s'occupe de ce qui se discute à Chypre".

Sur le volet économie, M. Karadzaferis a soutenu que le "marché s'étrangle", jugeant de ce fait "inconcevables" les dires du premier ministre concernant la nécessité de mesures économiques dures sur les deux prochaines années et taxant M. Papandréou de "présenter un paysage flou de ce qu'il entend faire". "Nous avons touché le fond parce que ce sont des gouvernements majoritaires arrogants qui ont gouverné ces dernières années", a-t-il lancé.

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Mme Papariga (KKE) dénonce les programmes de stages

Le SG du KKE, Aleka Papariga, a parlé "d'indignation populaire qui croît quotidiennement face à une hypocrisie terrible dominante autour des programmes Stages", s'adressant samedi matin à Kallithea (quartier d'Athènes) à un meeting électoral.

Mme Papariga, qui a accusé à la fois la ND, le PASOK et la SYN de "les avoir appliqués (les stages) dans les collectivités locales", a tranché que le KKE s'est opposé à toute loi en faveur de l'emploi à temps partiel, au moment où tous les autres partis y apportaient leur soutien, d'une façon ou d'une autre, au Parlement.

A ce point, Mme Papariga a critiqué avec virulence la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) d'avoir voté en 1992 le Traité de Maastricht, alors qu'elle a récusé les déclarations du SYRIZA et des Ecologistes-Verts sur la "croissance verte" en contestant qu'elle conduirait à la création de 100.000 nouveaux emplois puisque, a-t-elle soutenu, "les industriels investissent là où il y a le moins de postes de travail".

"Le KKE a un programme de pouvoir, et c'est le pouvoir populaire", a-t-elle conclu.

Tsipras: La SYRIZA est le seul garant de sortie de la crise

Le président de la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA), Alexis Tsipras, a assuré que la SYRIZA "est l'unique garantie de pouvoir avoir des développements positifs pour sortir de la crise, de pouvoir par nos interventions, au sein et à l'extérieur du Parlement, créer un bouclier de protection sociale et de solidarité pour la société qui passe des moments difficiles".

Dans des déclarations lors d'une tournée dans le quartier d'Ambelokipi samedi à Athènes, M. Tsipras a soutenu que les messages pour la SYRIZA sont positifs de toute part, mais averti que "ce combat sera difficile et ce sera un combat pour chaque suffrage, jusqu'au tout dernier moment".

i-GR/ANA-MPA

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