Fusions bancaires: les grands divorcent dans la grande cour, les petits négocient dans l'arrière boutique.

Les deux grandes banques grecques, Ethniki (Banque Nationale) et Alpha Bank n'ont pas réussi hier à présenter leurs bans de mariage au Premier ministre M. Simitis qui inaugurait le nouveau siège de la première. L'annonce aujourd'hui du passage de la Banque de Pirée sous le giron du hollandais ING devait laisser perplexe M. Simitis, lui qui s'attendait à voir la naissance d'un géant grec capable de jouer dans la cour européenne.

L'inauguration, hier, du nouveau siège de la Banque Nationale de Grèce, la plus importante et la plus ancienne des banques grecques, devrait être une belle occasion pour le Premier Ministre, M. Simitis, de discourir sur le dynamisme des banques grecques et de se féliciter de les voir emprunter la voie de la modernisation. Une semaine auparavant la Banque Nationale et Alpha Banque avaient annoncé leur fusion qui devait donner lieu à la naissance de la première banque grecque de taille européenne capitalisant 10 milliards d'euros et gérant 80 milliards d'euros.

La chance n'a pas été au rendez-vous ; les fiançailles bancaires n'ont duré qu'une semaine. Buttant initialement sur la répartition des responsabilités entre les cadres dans la nouvelle entité, peu à peu le climat entre les directions des deux banques s'est détérioré au fil des jours mettant en lumière des profondes divergences qui ont abouti samedi dernier à un communiqué de divorce là où on espérait un faire-part de mariage.

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