L'économie grecque repart mais reste bridée par ses faiblesses structurelles

Depuis l'arrivée d'un gouvernement plus libéral et pro-entreprises à Athènes, la confiance revient progressivement dans l'économie grecque. Mais les séquelles de la crise et les freins structurels à la croissance freinent toujours l'activité.

Depuis quelques mois, l'économie grecque a repris des couleurs et la plupart des indicateurs ont viré au vert… Le pays est définitivement sorti en septembre du carcan du contrôle des capitaux instauré en pleine déroute financière en juin 2015 ; il a fait un retour réussi sur les marchés financiers et a lancé mardi un emprunt de 2,5 milliards d'euros à 15 ans, une première depuis le début de la crise. Enfin l'agence de notation Fitch a remonté en fin de semaine dernière d'un cran la note de la dette grecque. L'agence a salué « les progrès rapides » du gouvernement Mitsotákis aux affaires depuis juillet 2019 « dans la réduction de la fiscalité sur le travail et le capital » et sa décision de « s'attaquer aux problèmes de qualité des actifs des banques. Il s'efforce également de donner un nouvel élan au programme de privatisation ».

La croissance est bel et bien repartie, réduisant quelque peu le chômage mais elle est moins vigoureuse que prévu. Après 1,9 % en 2018, elle ne devrait pas avoir dépassé 1,8 % en 2019. Une accélération est attendue cette année autour de 2,3 % selon le Fonds monétaire international (FMI) mais pour ce dernier, sceptique sur les chances de la Grèce de générer durablement une forte croissance, l'activité reste entravée par la faiblesse de l'investissement privé et la faible productivité...

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Commentaires

Arrêtons de nous raconter des histoires en méconnaissant le "pays profond".
Il va falloir faire évoluer beaucoup de choses: un état défaillant rongé par le clientélisme, une société népotique et clannique repliée sur un passé glorieux mais révolu, une administration tatillonne et inefficace, des services publics et un réseau routier en ruines, des délais d'attente insupportables, des intermédiaires et professions libérales qui se gavent en empêchant tout avantage de compétitivité, une économie agricole et touristique fondée sur l'exploitation forcenée de la main d'oeuvre immigrée illégale (surtout albanaise), aucun respect des contrats passés, aucune fiabilité ni rigueur de la plupart des interlocuteurs, une fraude fiscale qui est un sport national.
Une communauté qui ne veut pas changer et veut vivre au dessus de ses moyens: un mot résume tout: "siga siga"!!!
C'est pourtant un pays fascinant et qui aurait beaucoup d'atouts...
Dommage.

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