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Ouverture aujourd'hui du procès historique de la 17N

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Par iNFO-GRECE ,

La Grèce va connaître le premier procès du terrorisme de son histoire avec celui de l'organisation "17 novembre" qui s'ouvre aujourd'hui. Tirant son nom de la date du soulèvement des étudiants grecs à l'Ecole polytechnique en 1974 contre la dictature des colonels, l'organisation est accusée de pas moins de 20 meurtres de personnalités du milieu politique, diplomatique, militaire et économique. Le démantèlement de l'organisation, restée mystérieusement impunie jusqu'ici, a été tout autant rapide et spectaculaire après un attentat manqué sur les quais du port de Pirée en juin 2002.


Une salle a été spécialement aménagée à la prison de Korydallos, ou sont détenus les 19 membres présumés de la 17N, pour les besoins du procès. Près de 350 témoins doivent défiler à la barre, dont 40 étrangers (29 Américains, 7 Turcs, 2 Allemands, et 2 de nationalité inconnue). Curieusement, aucun témoin français n'est prévu, bien qu'il soit établi que Paris était une des bases du groupe. 150 avocats, défense et accusation confondues, devront débattre des quelques 2000 griefs attribués à la 17N dans les 50.000 pages de l'acte d'accusation, dont la moitié concernent son chef présumé Alexandros Giotopoulos, 59 ans, connu sous le nom de code Lambros. Giotopoulos, né à Paris où il a passé la majeure partie de sa vie, est le fils d'une figure historique du trotskisme international Dimitris Giotopoulos, connu pour avoir été le secrétaire de Léon Trotsky à Paris sous le pseudonyme Wittie. Alexandros Giotopoulos vivait avec Marie-Thérèse Peynaud, d'origine basque et de nationalité française, enseignante au Collège français d'Athènes, en congrès pour longue maladie.

Exceptionnellement, le procès sera filmé, tandis que 120 journalistes ont été accrédités pour couvrir le procès. Alors que beaucoup de personnalités politiques et de commentateurs n'attendent pas grand chose du procès, des mesures draconiennes ont été prises pour que "la presse agisse dans le cadre déontologique qui est le sien". Les journalistes seront surveillés de près par leur syndicat pour éviter tout dérapage, c'est dire que la confiance règne dans la corporation.

Ce matin avant le début du procès, au moins 800 personnes, journalistes, techniciens, avocats et témoins, se trouvaient devant la prison, sans compter les policiers qui ont établi un impressionnant dispositif de sécurité dans le quartier.

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