Vente de frégates, convergences stratégiques... Cette lune de miel entre Paris et Athènes

Kyriakos Mitsotakis et Emmanuel, le 28 septembre 2021, à l'Elysée, après la signature d'un contrat pour trois frégates.

Kyriakos Mitsotakis et Emmanuel, le 28 septembre 2021, à l'Elysée, après la signature d'un contrat pour trois frégates.

Pour lui, c'était un passage obligé. Venu inaugurer au Louvre, le 27 septembre, l'exposition Paris-Athènes commémorant les 200 ans de la guerre d'indépendance de la Grèce moderne, Kyriakos Mitsotakis s'est recueilli devant le monumental Scènes des massacres de Scio, peint par Eugène Delacroix, en 1824, pour dénoncer la répression des Hellènes par l'armée ottomane. Le Premier ministre grec a salué "le tableau plus emblématique de la mobilisation de l'opinion publique [française] à la cause grecque", soulignant que la France avait soutenu le soulèvement dès ses débuts. A son côté, le président Emmanuel Macron, tout sourire, a évoqué une "histoire d'amour" jamais démentie entre leurs deux nations. 

Mais en diplomatie, comme dans un couple, il n'y a pas d'amour sans preuves. Ces derniers mois, les deux dirigeants les ont multipliées. Au lendemain de l'inauguration, ils mariaient leurs intérêts en signant un accord portant sur la vente par Paris de trois frégates dernier cri à Athènes pour 3 milliards d'euros, assorti d'une clause "d'assistance mutuelle". En...

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