Pourquoi Erdogan cherche-t-il à «réveiller» le conflit chypriote?

GRAND DÉCRYPTAGE - En se rendant dans la ville fantôme de Varosha, le président turc bouscule le statu quo en vigueur depuis 1974.

L'île de Chypre, divisée depuis 1974 entre une partie sud administrée par la majorité grecque (59 % du territoire) et une partie nord occupée, en violation du droit international, par 30.000 soldats turcs (37 %), est le théâtre d'un conflit que l'on présente volontiers comme inextricable. Le processus politique en vue de le résoudre, amorcé en 1977 sous l'égide de l'ONU, est au point mort depuis l'échec d'un sixième round de négociation en 2017. Mais le président Recep Tayyip Erdogan, engagé dans un bras de fer pour le contrôle de la Méditerranée orientale et de ses ressources énergétiques, semble aujourd'hui bien décidé à bousculer le statu quo.

Que recherche la Turquie en autorisant la réouverture de Varosha?

Début octobre, en pleine campagne pour l'élection du «président» de la République turque autoproclamée de Chypre du Nord (RTCN), Recep Tayyip Erdogan approuvait la réouverture au public de la cité fantôme de Varosha (Maras, pour les Turcs). Cette station balnéaire autrefois réputée

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