Cologne veut accueillir plus de migrants du camp de Moria

Quand elle a appris qu'une manifestation aurait lieu à Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), dimanche 20 septembre, pour appeler l'Union européenne à accueillir les migrants laissés sans abri après l'incendie du camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, Annika n'a pas hésité. « Une évidence », explique cette étudiante en biochimie, qui a bricolé pour l'occasion une pancarte où l'on peut lire, d'un côté, « Moria, honte de l'Europe » et, de l'autre, « Nous avons de la place ».

Agée de 22 ans, Annika n'appartient à aucune association ni aucun parti politique. A part « deux fois contre le réchauffement climatique », elle avoue d'ailleurs qu'elle n'a jamais ressenti le besoin de manifester. Alors pourquoi est-elle venue, ce dimanche, sur les bords du Rhin, comme l'ont fait, le même jour, quelques milliers d'Allemands à Berlin, Munich ou Leipzig ?

« Parce que, aujourd'hui, justement, j'ai l'impression que ça peut servir. Regardez : il y a dix jours, le ministre de l'intérieur a annoncé que l'Allemagne allait faire venir 150 mineurs de Moria, soit à peu près le nombre de villes [dont Cologne] qui se sont...

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