Chronique d’un désastre annoncé : l’enfermement criminel des réfugiés en Grèce

A Lesbos, jeudi.

A Lesbos, jeudi.

Tribune. Par ces temps si troubles, où l'immunité grégaire obtenue par la vaccination généralisée est détournée en immunisation de troupeau résultante de l'exposition de tous et toutes au Covid-19 - ce qui ne manquera pas d'entraîner l'élimination des plus vulnérables -,

par ces temps de détresse où les médecins en Italie, en Espagne et même en France sont sommés de faire le tri entre ceux à qui ils donneront une chance d'être sauvés et les autres qu'on laissera mourir,

par ces temps si obscurs où les demandeurs d'asile aux frontières de l'Europe sont traités comme des ennemis à repousser et, si besoin, à abattre, tandis que ceux qui réussissent à passer en Grèce sont traités comme des criminels de droit commun, étant condamnés à des peines de prison ferme,

il y a une partie de la population qui est condamnée à la contagion généralisée : en premier lieu, les réfugiés et les migrants vivant partout en Europe et surtout en Grèce dans des conditions sanitaires déplorables dans des «hotspots», ou bien détenus dans de centres de rétention administrative (CRA), puis les sans-abri et enfin les personnes incarcérées. Pour l'instant, aucune mesure...

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