Plusieurs ONG ont annoncé mardi 3 février avoir suspendu leur travail auprès des réfugiés sur l'île grecque de Lesbos, et ont évacué leurs équipes après la multiplication d'attaques et de menaces de la part de groupes qualifiés de «fascistes».
L'île grecque du nord de la mer Égée, située proche des côtes turques, connaît une recrudescence des arrivées de migrants depuis que la Turquie a ouvert ses frontières en fin de semaine dernière.
La tension est montée d'un cran à Lesbos, où la situation avait déjà atteint un point de rupture depuis plusieurs mois avec plus de 19.000 personnes vivant dans des conditions misérables dans un camp prévu pour moins de 3.000 personnes.
Exaspérés de porter le fardeau d'un système d'asile qu'ils jugent défaillant, les insulaires protestent contre la présence de nombreux exilés débarquant sur leurs côtes, estimant qu'ils menacent la sécurité, la santé publique et le tourisme sur l'île. Le mécontentement s'est transformé en violence ces derniers jours, ciblant souvent des travailleurs sociaux et perturbant leur capacité à aider les réfugiés, selon plusieurs ONG basées sur l'île.
«Quand la nuit tombe, il y a...