Dans le camp de Chios, le dur quotidien des femmes migrantes

Une femme marche dans le camp de migrants de l'île de Chios en Grèce, le 11 décembre 2019

Une femme marche dans le camp de migrants de l'île de Chios en Grèce, le 11 décembre 2019

Chíos (Grèce) - Pieds dans la boue, sous une bâche plastique à côté des poubelles bondées du camp, sur l'île grecque de Chios, Merziyeh Eskandari, une jeune Afghane de 18 ans, ne s'attendait pas à affronter un quotidien aussi pénible.

Faire la queue pour aller aux toilettes "qui puent", obtenir deux bouteilles d'eau ou une portion du riz, et puis dormir dans le froid, sans eau ou électricité. 

Le camp de Vial sur l'île de Chios n'a que 1.000 places mais près de 5.000 demandeurs d'asile y vivent actuellement dans des conditions insalubres, y compris ceux qui, comme Merziyeh, campent dans les champs d'oliviers voisins.  

Pour se chauffer ou cuisiner, les familles coupent les branches d'oliviers et font du feu dans un seau métallique. Un fossé devant leurs tentes sert à faire la vaisselle ou à se laver le matin.  

L'odeur de la fumée, des eaux insalubres et des déchets plane dans le camp. 

Outre le manque d'hygiène, "l'insécurité, surtout pendant la nuit, est souvent mentionnée par les femmes", rapporte le Haut-commissariat aux...

Explorez...
Pays: 
Personnes: 

Ajouter un commentaire

Ça pourrait aussi vous intéresser...