Camps de migrants «fermés»: cinq îles grecques mettent leur veto

Les maires de cinq îles grecques où vivent des dizaines de milliers de demandeurs d'asile dans des conditions sordides se sont dits fermement opposés vendredi au projet gouvernemental de construire des camps «fermés» pour les migrants, et ont réclamé la décongestion «immédiate» de leurs îles.

«Nous n'acceptons pas le plan gouvernemental annoncé (...), nous n'avons pas été informés», ont indiqué dans une déclaration commune les maires de Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros, en mer Egée, où se trouvent les «hotspots», les camps d'accueil et d'enregistrement des demandeurs d'asile en provenance de la Turquie voisine. «Le gouvernement doit respecter les décisions prises par les conseils municipaux et désengorger de manière immédiate et massive les îles», estiment les maires dans cette même déclaration. Au total, plus de 37.000 personnes s'entassent dans les camps de ces îles, pour une capacité maximale de 6200 seulement.

Le chef du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a qualifié jeudi à Athènes les conditions dans ces camps d'«extrêmement préoccupantes» à l'instar de nombreuses ONG de défense des...

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