Basket : Giannis Antetokounmpo, symbole trompeur d'une Grèce accueillante

La coïncidence est plutôt maladroite : mardi, alors que la Grèce perdait contre le Brésil (79-78) son deuxième match à la Coupe du monde, actuellement en Chine, la presse grecque révélait à Athènes que le nouveau gouvernement de droite, élu en juillet, avait discrètement fait passer un décret ralentissant les démarches administratives pour la naturalisation des enfants d'immigrés. Comme une sorte de camouflet à distance, infligé au rêve incarné par le héros grec de ce Mondial : le «Greek freak» comme on surnomme Giannis Antetokounmpo, sacré Most Valuable Player de la dernière saison de NBA, soit le titre officieux de meilleur basketteur du monde. Son ascension fulgurante, ses succès, ne peuvent faire oublier qu'il est aussi un enfant d'immigrés nigérians, arrivés en Grèce en 1992, deux ans avant sa naissance.

Il est le second d'une fratrie de cinq garçons, dont quatre nés en Grèce, après que les parents ont laissé l'aîné, Francis, à Lagos au Nigeria aux bons soins d'une grand-mère. La légende est connue des fans de basket : l'enfance ne fut pas toujours facile dans le deux-pièces de Sepolia, un quartier populaire d'Athènes. Les parents enchaînent les petits boulots. A...

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