Grèce : une élection au goût de cendres

C'est une vision de ténèbres, une cité fantôme : tout y est noir, du sol aux troncs des arbres, et aux restes des maisons calcinées, éventrées, d'où émergent des bouts de métal tordu. Il n'y a pas grand monde, et ceux qui sont encore là refusent de parler aux médias : «Ça fait un an qu'on témoigne et rien ne change», explique une sexagénaire. Près d'un an après le terrible incendie qui le 23 juillet 2018 a ravagé la petite station balnéaire de Mati, à une quarantaine de kilomètres d'Athènes, le paysage porte encore les stigmates de la tragédie, le pire incendie de l'histoire de la Grèce.

En quelques heures, dans ce lieu de villégiature de la classe moyenne grecque, 103 personnes vont perdre la vie dans des conditions atroces, brûlées vives, coincées par les multiples murailles de feu qui les encerclaient. Dans leur immense majorité, c'étaient des personnes âgées et des enfants : des grands-parents venus en vacances avec leurs petits enfants. Un an plus tard, Mati reste un traumatisme national. Et le nom de ce lieu est revenu souvent dans les débats de la campagne électorale.

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