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Affaire d’écoutes illégales en Grèce : quatre accusés condamnés à huit ans de prison

Publié dans Le Monde le
Le journaliste grec Thanasis Koukakis, devant la Cour suprême d'Athènes, le 16 août 2022. ANGELOS TZORTZINIS/AFP
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Le journaliste grec Thanasis Koukakis, devant la Cour suprême d'Athènes, le 16 août 2022. ANGELOS TZORTZINIS/AFP

Plus de 90 responsables politiques, dont des ministres du gouvernement de Kyriakos Mitsotakis, des journalistes, des entrepreneurs et des hauts gradés de l’armée ont été la cible d’un logiciel sophistiqué permettant d’infiltrer des téléphones portables.

Près de quatre ans après l'affaire des écoutes téléphoniques illégales en Grèce, la justice a condamné, jeudi 26 février, quatre personnes à huit ans de prison ferme dans ce retentissant scandale qui a éclaboussé le gouvernement conservateur.

Deux Israéliens et deux Grecs, tous absents au moment de l'énoncé du verdict, ont été reconnus coupables notamment de « violation du secret des communications téléphoniques » par la cour pénale d'Athènes. Leurs avocats ont annoncé leur intention de faire appel et le juge unique de cette cour a précisé qu'ils resteraient libres en attendant le procès en appel.

Ils ont également été reconnus coupables « d'intervention dans un système d'archivage de données à caractère personnel (…) de manière répétée » ainsi que « d'accès illégal à un système d'information ou à des données », selon le juge.

Parmi les accusés figure Tal Dilian, un ancien militaire israélien, fondateur d'Intellexa, une entreprise spécialisée dans la fourniture de logiciels espions et qui a commercialisé en Grèce le logiciel…