« Le seul problème entre la Macédoine du Nord et la Grèce était celui du nom »

La date est historique : il aura fallu attendre près de trente ans pour qu'un chef de gouvernement grec foule le sol de son voisin, l'ex-république yougoslave de Macédoine, indépendante depuis 1991. A l'origine de la discorde entre les deux voisins, l'appellation « Macédoine », dont Athènes revendiquait l'usage exclusif pour la province du nord de son territoire. Une brouille identitaire et politique résolue par l'accord de Prespa, du nom du lac frontalier entre les deux pays, signé en juin 2018 et ratifié dans les deux capitales au terme d'un processus douloureux. L'ajout de la mention géographique « du Nord » au nom du pays a permis la levée du veto grec à l'adhésion de la Macédoine du Nord à l'OTAN et à son rapprochement avec l'Union européenne. Une réconciliation qui vaut aux premiers ministres Alexis Tsipras et à Zoran Zaev d'être nommés pour le prix Nobel de la paix. Georges Prévélakis, professeur émérite de géopolitique à la Sorbonne (Paris-I), décrypte la rencontre symbolique intervenue le 2 avril entre les deux chefs de gouvernement.

Alexis Tsipras est le premier chef du gouvernement grec à se rendre à Skopje en trente ans. Sa venue va t-elle modifier les...

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