Echouées à Athènes, les femmes réfugiées s'émancipent et se reconstruisent

Athènes - Place Victoria, dans un quartier multi-ethnique du centre d'Athènes, les poussettes s'entassent devant l'entrée de l'ONG Amurtel. Les femmes réfugiées, souvent opprimées dans leur pays d'origine, y viennent pour se reconstruire et s'émanciper.

"En Grèce, s'ouvre une nouvelle vie pour moi, pleine d'opportunités mais aussi de difficultés. J'ai envie de les dépasser, d'avoir un meilleur avenir, de soutenir ma famille, de ne plus dépendre d'aucun homme."  

Noussra Ahmadi, son bébé de sept mois dans les bras, s'installe dans une pièce pleine de réfugiées qui assistent au cours prodigué sur les besoins nutritionnels des enfants. Cette Afghane, arrivée il y a un an et demi en Grèce, se rend depuis plusieurs semaines dans cet espace ouvert en septembre 2016 pour les mères migrantes. 

Noussra a trois enfants qu'elle élève seule. "Venir à ces cours me permet de rencontrer d'autres femmes réfugiées, de créer un réseau de soutien", souligne, dans un parfait anglais, la trentenaire qui rêve d'avoir son propre restaurant. 

En 2015,...

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