A Thessalonique, Aléxis Tsípras donne son «premier discours hors des mémorandums»

Le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, à Thessalonique ce dimanche.

Le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, à Thessalonique ce dimanche.

«Une demi-heure de retard seulement. Quel progrès pour Syriza ! Décidément, nous vivons un changement d'époque», s'amuse Vangelis Skoufas, 37 ans, quand à 8h30, samedi, les quatre cars affrétés par le parti de la gauche grecque partent d'Athènes. Destination : la 83e Foire internationale de Thessalonique (FIT). Comme tous les ans, le Premier ministre Aléxis Tsípras devait y prononcer, le soir même, son discours de rentrée politique. Cette fois, il devait être «historique», assurait un mail envoyé en début de semaine aux militants et les invitant à venir faire la claque. Pour Vangelis : «C'est le premier discours hors des mémorandums», les accords de prêts qui, depuis 2010, conditionnaient les politiques à appliquer dans le pays. Pour lui, faire le chemin de Thessalonique est un impératif : «Il faut soutenir le premier gouvernement grec qui mène une politique de gauche favorable à une majorité de citoyens.» Comme Vangelis, ils sont environ 200 militants de la capitale à se rendre dans la deuxième plus grande ville du pays.

Pendant ce voyage, un camarade aux cheveux blancs lit le quotidien Avghi, l'organe central de Syriza, exhibant en...

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