Un an après le plan de sauvetage, la Grèce peine à sortir la tête de l'eau

Un an après la signature par le Premier ministre, Alexis Tsipras, d'un accord avec les créanciers du pays pour un troisième plan de sauvetage de 86 milliards d'euros en échange de sévères mesures d'austérité, de libéralisation et de privatisations, la Grèce reste en convalescence. Asphyxié par 321 milliards d'euros (180% du PIB), le pays est toujours au bord de la faillite.

Pour éviter la banqueroute et la sortie de l'euro, Alexis Tsipras avait dû passer en juillet 2015 sous les fourches caudines de l'Union Européenne et du FMI et entériner des mesures d'économies dénoncées naguère comme "criminelles". Pourtant c'est en dénonçant ces mêmes mesures que Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, avait gagné les élections de janvier 2015 avec quelque 36% des voix. Alors que son fantasque ministre des Finances de l'époque, Yanis Varoufakis, militait en secret pour la sortie de l'euro, Alexis Tsipras avait refusé la rupture avec l'UE, d'ailleurs rejetée par l'écrasante majorité des Grecs. Signant l'accord, il applique depuis lors la potion amère ordonnée par les créanciers en contrepartie des 80 milliards d'aide promise.

Un fonctionnement par échéances

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