Sous pression, la Grèce militarise la gestion des flux migratoires

Un des cinq camps d'accueil en construction, celui sur l'île de Leros. Image: AP

Un des cinq camps d'accueil en construction, celui sur l'île de Leros. Image: AP

Durement critiquée par d'autres membres de l'Union européenne pour sa gestion des frontières, menacée même d'être exclue de l'espace Schengen, la Grèce, le dos au mur, opte pour des mesures radicales face à l'arrivée de migrants sur ses côtes. Le gouvernement grec a en effet délégué mercredi en urgence aux autorités militaires la gestion du dossier afin d'empêcher les réfugiés de prendre la «route des Balkans».«Tout sera prêt le 15 février», a annoncé Panos Kammenos, ministre de la Défense et leader du parti souverainiste associé au gouvernement Tsipras. Tout, c'est-à-dire cinq camps d'accueil et de tri sur les îles de Kos, Leros, Samos, Chios et Lesbos, proches des côtes turques et deux camps de rétention, l'un près d'Athènes et l'autre près de Thessalonique, le tout sous la conduite d'un général. Mais la mise en place s'avère difficile, au vu des nombreuses réactions de rejet...

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