Le système politique grec miné par le clientélisme et la corruption

Les réformes destinées à favoriser la méritocratie et la transparence n'ont pas été entreprises.

Les réformes destinées à favoriser la méritocratie et la transparence n'ont pas été entreprises.

En 1965, un film en noir et blanc connut en Grèce un succès fou. Il mettait en scène un ministre, Andreas Mavrogialouros, costaud, macho et vaniteux, qui s'étourdissait de gloire et de discours, sans s'apercevoir que son entourage n'était que corruption et sa réputation celle d'un politicien véreux. La vérité ne lui apparaissait qu'à la fin du film et le décidait à fuir la politique. Trop tard. Son nom allait entrer dans la légende du cinéma et dans le discours populaire. Mieux encore : dans le dictionnaire? mais sans la majuscule. Un mavroyalouros serait désormais pour les Grecs un politicien corrompu, voleur, vendu. Le symbole de la combine et du clientélisme. « Tous des mavroyalouros ! » entend-on dans les manifestations d'Athènes pour fustiger la classe politique.

On a coutume de faire coïncider l'origine du clientélisme en Grèce avec l'arrivée du socialiste Andréas Papandréou à la tête du pays en 1981 et le déferlement de milliards d'euros de fonds européens après son adhésion à l'Union Européenne la même année. C'est en partie vrai. « L'Etat qui était jusqu'alors assez petit, peu dispendieux et avec des comptes équilibrés se met à grossir sous l'effet...

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